Les CFD : le remède anti-baisse ?

Publié le par Foglou

Les CFD : le remède anti-baisse ?

Comme suite possible à deux RP (le 10 et le 11) qui se seront montrés décevants, et en prévision d'une tendance de fond baissière, j'ai commencé à imaginer d'autres stratégies. Dès le 30 septembre 2015, j'ai commencé à tester des arbitrages ayant comme support les CFD (Contract For Difference).

Le premier test a été un succès avec un gain net théorique proche de 5%, et ceci en 6 semaines. Dans une tendance haussière, il est passé inaperçu.

Le second test, initié le 23 novembre 2015, est moins performant (- 0.50% net pour l'instant), mais il est à comparer avec une tendance très négative (- 10.30% sur le Dow).

Les CFD, remède anti-baisse ? Mais avant tout, les CFD, qu'est-ce que c'est ?

A première vue les CFD sont des outils financiers permettant de jouer sur des sommes importantes avec une mise réduite. Ainsi on peut se constituer un portefeuille de titres d'une valeur de 100 000 euros avec seulement 5 000 euros de mise de départ. Si les dieux de la bourse sont avec nous, on aura doublé notre mise si le portefeuille prend 5%, mais on aura tout perdu si ce même portefeuille baisse dans les mêmes proportions. C'est ce qu'on appelle l'effet de levier.

Amplifier la hausse et la baisse dans les mêmes proportions n'est pourtant qu'une caractéristique du produit. Pouvoir jouer "à découvert", "vendre sans posséder", "shorter", est sans doute un autre aspect attractif du produit. Si le marché se met à baisser, durablement ou pas, les CFD vous permettent d'en profiter. Toujours avec cette possibilité supplémentaire d'utiliser l'effet de levier.

Spéculer sur tout type de marché ou de titre, figure également au programme des CFD. Vous pouvez jouer sur l'or, le pétrole, l'action Renault, des indices boursiers, des combinaisons binaires de monnaie, etc.

Tout cela paraît alléchant et en théorie, ça l'est.

En pratique, c'est vraiment une histoire ... de pratique. Il n'est pas toujours si simple de comprendre la taille de votre levier. Bien lire la notice (les infos sur le CFD fournies par votre courtier), sinon vous pourriez vous retrouver avec un levier 10 alors que vous pensez être en levier 2 (cf les CFD sur indice).

Si les CFD permettent une foule de combinaisons et d'approches de marché, ils ne sont pas sans frais. Le levier, la vente à découvert ou l'achat à crédit, le large spectre de marchés accessibles, tout cela a un prix. L'essentiel des frais est en provenance des frais de report de position, frais qui sont assez complexes à mesurer ou à estimer. En revanche l'information quotidienne fournie sur l'état de votre compte est transparente et elle vous garantit un bon suivi, une alerte éventuelle aussi. Mais pour le novice quelques découvertes en situation (la prise en compte des coupons sur les titres notamment) sont à conjecturer dès la mise en place d'une opération. Il faut donc être particulièrement attentif, informé, voire formé, et les courtiers en ont bien pris conscience.

L'autre souci c'est que vous n'achetez pas - la plupart du temps - à la valeur du sous-jacent, mais à une valeur approchée de celui-ci. Ainsi et pour ce qui est des actions, le courtier - http://www.actions-boursieres.fr/les-meilleurs-brokers-cfd-pour-le-trading/ dont vous êtes le client, vous permet de coller au plus près de ce qui se passe sur le sous-jacent, à condition ... qu'il y trouve son compte. Ce "petit" décalage d'intérêt (en sa faveur) peut changer de qualificatif en grand(issant). Principalement sur des valeurs de sous-jacent peu liquide (valeurs de small cap). Cet écart, ce "spread" in english, est à prendre en considération quand on essaie d'estimer la rentabilité possible d'une opération menée avec les CFD comme support.

En résumé

Je pense que c'est un produit financier qu'il faut prendre le temps de bien comprendre. Bien maîtriser l'effet de levier, bien lire les infos. Sinon on se ruine très rapidement. Bien comprendre la taille des frais (report de position, spread de transaction), ne pas les sous-estimer (prendre 1% le mois pour une spéculation sur des titres comme base de raisonnement). Une fois ces réserves bien assimilées, on peut se risquer et échafauder quelques stratégies, même si on n'est pas un spéculateur né.

Un bon site pour creuser la question : http://www.actions-boursieres.fr

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